Audrey et Manu (Audrey Lamy et Corinne Masiero), des travailleuses sociales investies corps et âme dans leur mission, travaillent à l’Envol, un centre d’accueil de jour pour femmes à la rue. Leur équipe se complète de bénévoles dont Hélène (Noémie Lvovsky), une femme fantaisiste en instance de divorce et de salariées dont Angélique (Déborah Lukumunea).
Presque toutes les bénéficiaires du centre jouent leur propre rôle ce qui donne au film un aspect documentaire et très sincère. Leur journée : prendre une douche, laver le linger, déjeuner, trouver du répit et du réconfort.
Mais les autorités sociales reprochent à Manu et Audrey de trop chouchouter les femmes et de ne trouver pour elles aucune solution d’insertion, l’Envol risque d’être fermé. Dans le même temps, les femmes à la rue sont « délogées » du quartier où elles campent et invitées à rejoindre un centre de nuit situé à 50 km de l’Envol.
Manu et son équipe cherchent coûte que coûte des solutions pour aider ces femmes à retrouver une place dans la société.
Résumé ainsi, cela semble être un film social comme les autres, mais c’est tout autre chose. Filmé avec discrétion et sans ambition cinématographique d’ordre esthétique, « Les invisibles » est davantage un film à messages multiples.
La situation des femmes sans abri est décrite en quelques événements significatifs, vraiment saisissants : le délogement des femmes à 5h du matin par les CRS, les protections mises sur les divers lieux communaux qui pourraient être des aires de repos…
On admire l’implication des travailleuses sociales qui mouillent vraiment leur chemise et portent les soucis de ces femmes à bras-le-corps.
La justesse du jeu des femmes crève l’écran. L’humour et la fantaisie sont bienvenus et salvateurs, tant l’insécurité et le manque d’espoir plombent leurs existence à reconstruire.
Des questions essentielles restent posées même si le scénariste esquisse des réponses : faut-il vraiment ne pas « chouchouter », « porter à bout de bras » des personnes en extrême difficulté ? Des lieux de répit et rassurants doivent-ils être supprimés s’ils ne sont pas rentables en terme d’insertion ? La logique comptable des technocrates du monde social est-elle compatible avec ce monde de vies brisées ?
Un film à ne pas manquer.
L’histoire commence en 1895. Le dramaturge Edmond Rostand marié à Rosemonde Gérard et père d’un enfant, est en panne d’inspiration, malgré le soutien indéfectible de l’actrice Sarah Bernhardt.
Osaka, de nos jours. Alors qu’elle visite une exposition de photos, Asako croise Baku. Il l’aborde et l’embrasse à la sortie du musée. Commence une passion entre Asako et Baku. Celui-ci est fantasque et imprévisible, avec un look adolescent bohème. Un jour il part sans donner de nouvelles.
Le beau et ténébreux inspecteur Fergün débarque d’Istanbul sur une île turque et se présente à la morgue où se trouve le cadavre d’une romancière américaine, Lady Winsley. Il prend la relève du commissaire de l’île pour mener l’enquête sur ce décès qui est en réalité un meurtre.
Voici pour commencer l’année, un film très plaisant, pendant lequel on ne voit pas le temps passer, avec un humour décalé pas toujours politiquement correct.
Je suis le cinéma de Mamoru Hosoda, j’avais particulièrement aimé « les enfants loups ».
Ratna est une très jeune veuve vivant à la campagne près de Bombay. Pour payer des études à sa soeur et aider sa belle-famille, elle occupe un emploi de servante chez le fils d’une riche famille de Bombay, Aschwin. Celui-ci vient d’annuler son mariage avec une femme qui le trompait et qu’il n’aimait pas.
Ce film tourné en noir et blanc se déroule essentiellement dans un café, dans les ruelles de Séoul et dans un restaurant. Durant à peine plus d’une heure, il est accompagné par des morceaux de Schubert, de Wagner, d’Offenbach, de Pachelbel.