« Lupin » de George Kay Netflix ***

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Cette série de Netflix avec Omar Sy compte 1 saison et 5 épisodes. Hassan Diop se fait engager comme agent d’entretien au Louvre. Séparé, il essaie malgré tout d’être un bon père pour son fils. Visiblement, avec une poignée de voyous, il projette un vol au Louvre.

Je conseille d’aller au-delà de 30 minutes dans votre vision de la série. Il ne s’agit pas d’un enième film de voyous, et s’avère bien plus malin et complexe qu’il n’y paraît.

La série est addictive, bien jouée, permettant de découvrir au fur et à mesure la passé de Hassan Diop, ses motivations présentes et son intérêt pour Arsène Lupin.

Je trouve juste que l’identification Omar Sy /Arsène Lupin n’est pas très convaincante. Le côté gentleman (même Omar Sy est tout à fait sympathique) n’est pas assez développé. Alors qu’il l’est davantage pour son père.

Mais je conseille en cette période de couvre-feu si vous avez Netflix.

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« La chronique des Bridgerton » de Chris Van Dusensur Netflix ***

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Cette série de Netflix compte actuellement 1 saison et 8 épisodes. Elle est inspirée du roman en plusieurs volumes de Julia Quinn. La famille Bridgerton : la mère, veuve et ses 8 enfants. Les Bridgerton évoluent au sein de la noblesse londonienne du 19ème siècle, dans le sillage de la reine. Cette première saison s’attache aux amours de Daphné Bridgerton, sans oublier tout le petit monde qui gravite autour d’elle. A cette époque, une mystérieuse Lady Whistledown évoque la vie londonienne dans une chronique ironique et bien renseignée.

La nouvelle série de Chris Van Dusen, aux décors et costumes très colorés, romanesque et bien enlevée, avec un côté bluette, mais prescrite pour les plus de 16 ans, se suit comme une saison des « desperate housewives » du 19ème siècle (« la chronique des Bridgerton » s’en rapproche davantage, que de « Downton Abbey » par son piquant, la voix off de la chroniqueuse et le côté addictif).

Cela dit et cet aspect est énorme, les auteurs de la série nous trompent sur la marchandise. « Les chroniques de Bridgerton » sont présentées comme une fiction historique à la Jane Austen, alors qu’il s’agit de tout autre chose.

Cette série est une uchronie (l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification du passé), une histoire passée qui se déroule dans un monde alternatif. Bref c’est de la science fiction. Un peu comme « Inglorious basterd » ou « Django enchained » de Tarantino (films que je n’aime pas du tout à cause justement de la torsion historique imposée aux scénarios).

L’erreur n’a pas été de réaliser cette série tout à fait intéressante et agréable, mais d’avoir menti sur le genre de la série.

Je suis un peu tombée des nues en découvrant petit à petit le film, mais une fois habituée à cet autre monde, j’ai bien aimé.

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Bonne année 2021 !

Chers lecteurs, je vous souhaite une belle année 2021, avec je l’espère une reprise du cinéma et une grande richesse de films. Plus que jamais nous saurons apprécier le plaisir de se retrouver dans une salle obscure, face à un grand écran.

Je ne rédige pas de palmarès cette année, n’ayant vu qu’une vingtaine de films. En réalité, très sélective au départ, je suis essentiellement allée voir les films qui m’intéressaient. Je les ai tous appréciés. Les plus marquants ont été :

L’ombre de Staline et La Communion

Merci pour votre fidélité, à bientôt,

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« Le nom de la Rose » de Jean-Jacques Annaud *****

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Avec Sean Connery.

Au 14ème siècle, Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, tout aussi croyant qu’érudit et rationaliste, arrive dans une abbaye bénédictine. De mystérieux décès endeuillent cette communauté.

Alors que les débats sur la pauvreté du Christ font rage au sein de l’Eglise et dans cette abbaye, Guillaume de Baskerville enquête sur la mort des moines.

La reconstitution historique est remarquable (costumes, village, abbaye). Dans ce film aux allures de thriller palpitant, Jean-Jacque Annaud nous mène au coeur du monde médiéval européen, avec ses débats d’idées, des émergences de rationalité au coeur d’un univers obscur et superstitieux et la soumission du peuple à quelques élites.

J’ai aussi lu le roman de Umberto Eco. Mis à part quelques différences entre le scénario et le roman, je trouve que le film « le nom de la rose » est le parfait exemple d’une adaptation littéraire réussie.

C’est un des rôles de Sean Connery que je préfère (Avec « Haute Voltige »).

Et certainement un de mes films préférés, (dans le top 3) depuis que je regarde des films.

Indispensable, à revoir d’urgence sur le thème « le rire et la religion ».

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« Le jeu de la dame » de Scott Frank sur Netflix ****

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Dans les années 1960, la petite Elisabeth (Beth) Harmon, perd sa mère tragiquement. Elle est confiée à un orphelinat. Elle s’y lie d’amitié avec le gardien qui lui apprend à jouer aux échecs. Celui-ci voit en elle un prodige et lui fait rencontrer les membres d’un club d’échec.

Cette mini-série de 6 épisodes est rapidement captivante. Dans l’atmosphère des années 196O, très bien reconstituée, avec la Guerre Froide en toile de fond, Scott Frank dessine la trajectoire de femmes blessées par l’existence. Celles-ci traceront leur chemin dans le milieu masculin des échecs.

Ce qui m’a vraiment plu dans « le jeu de la dame », c’est l’approche psychologique très fine et les relations entre les divers protagonistes. Relations atypiques, utilisant parfois peu de mots, avec une émotion intense retenue de bout en bout. J’ai aimé particulièrement la relation entre Beth et sa mère adoptive, deux écorchées vives, qui ont appris à s’aimer.

Les acteurs sont tous épatants. Plus qu’une série, « Le jeu de la dame » aurait pu être un grand film de cinéma.

Si le film est « féminin » voire « féministe », le milieu des échecs n’est pourtant pas représenté de façon machiste. Au contraire, c’est le seul univers où Beth se sent à sa place , reconnue pour qui elle est réellement.

J’espère qu’il y aura une seconde saison, même si la première saison se suffit à elle-même.

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« Adieu les cons » d’Albert Dupontel ***

Adieu les cons" d'Albert Dupontel

Suze apprend qu’elle est atteinte d’une maladie incurable qui lui sera fatale. Le temps presse, elle cherche à retrouver son enfant né sous X quand elle avait 15 ans. Alors qu’elle entreprend des démarches dans une administration, Jean-Baptiste Cuchas cherche à mettre fin à ses jours.

Suze, Jean-Baptiste et Serge Blin se rencontrent tous les trois suite à ces événements et entreprennent un périple urbain à la recherche de l’enfant de Suze.

J’ai bien aimé l’intrigue. Virginie Efira, Albert Dupontel et Nicolas Marié sont excellents dans leur rôle d’hommes et de femme désespérés, au bout du rouleau, mais pourtant animés par une ultime énergie et une grande finesse psychologique.

Si j’aime beaucoup l’humour désespéré d’Albert Dupontel, j’ai trouvé « Adieu les cons » moins abouti que ses films précédents dont le remarquable « Au revoir là-haut ». Je suis un peu restée sur ma faim, avec un sentiment de superficialité.

Cela dit, « Adieu les cons » est un film à ne pas manquer, essentiellement pour le jeu des acteurs.

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« Antoinette dans les Cévennes » de Caroline Vignal ***/****

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Antoinette, institutrice romantique est aussi maîtresse du père d’une de ses élèves. Quand celui-ci lui annonce qu’il part en randonnée dans les Cévennes avec sa femme et sa fille sur le chemin de Stevenson, Antoinette ne réfléchit pas et s’inscrit la même semaine pour une randonnée avec un âne.

J’ai été enchantée par ce film très sympathique. Bien sûr tout cela n’est pas très moral, bien sûr, Antoinette ne fait pas le poids face à sa concurrente, jouée par l’excellente Olivia Côte.

Mais le film vaut le détour pour diverses raisons : Laure Calamy est pétillante, drôle, émouvante, profonde et légère. Les confidences et interactions avec Patrick, son compagnon aux longues oreilles, sont dignes d’une relation entre un psy et sa patiente. Les paysages font plonger dans les vacances estivales qui ont pris fin, avec un brin de nostalgie. Ils réveillent des envies pour une prochaine année.

J’ai surtout aimé les chemins de traverse empruntés par Antoinette, lorsqu’elle se perd, fait des haltes et discute avec les autres randonneurs, lorsqu’elle prend le chemin à l’envers, ou rencontre des motards, des soigneurs atypiques. C’est dans ces moments qu’elle trouve ses propres chemins, loin de ceux décidés à l’avance, et que le film trouve ses plus beaux moments.

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« La Daronne » de Jean-Paul Salomé ***/****

Patience Portefeux, veuve, mère de deux filles et amante d’un commandant de police, titulaire d’un doctorat de langue Arabe est traductrice franco-arabe à la brigade des stupéfiants.

Elle vit à Belleville au milieu de la communauté chinoise et s’occupe de sa mère soignée en EHPAD.

Un jour, elle trouve, grâce aux écoutes, la planque d’une quantité énorme de drogue.

J’ai adoré l’humour de ce film, même si l’histoire semble assez invraisemblable. C’est un film de caricaturiste, avec des caricatures (au bon sens du terme) (osées dans le politiquement incorrect) souvent hilarantes.

Isabelle Huppert est incroyable, ce rôle d’intellectuelle délinquante déjantée lui va comme un gant. Les autres rôles féminins sont très réussis aussi (Mme Fo -Jade Nadja Nguyen, Kadidja – Farida Ouchani, la mère de patience – Liliane Rovère). Philippe -Hippolyte Girardot est moins naïf qu’il n’y paraît.

Vraiment je conseille !

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« Effacer l’historique » de Gustave Kervern et Benoît Delépine ****

Marie Dehoux, Bertrand Pitorin et Christine, d’anciens gilets jaunes devenus amis, vivent en zone pavillonnaire dans le Nord de la France. Marie, séparée, endettée, alcoolique dans ses moments de déprime se trouve victime d’un chantage à la sextape. Bertrand, serrurier dans une zone commerciale, veuf et père d’une adolescente, endetté, à la recherche d’une âme soeur, essaie d’aider sa fille, victime de harcèlement sur Facebook. Christine, conductrice de VTC, virée de son ancien travail à cause de son addiction aux séries, n’arrive pas à obtenir d’étoiles sur internet pour son commerce.

Ensemble, ils vont essayer de combattre les pièges de ce monde virtuel.

J’ai adoré cette comédie touchante et décapante, un peu onirique voire fantastique sur la fin, au fond désespérée, où seule l’amitié fait sens. Et voici enfin une comédie dont les meilleurs gags ne figurent pas dans la bande-annonce !

Un casting sur mesure, des rôles parfaitement interprétés  : Blanche Gardin, Denis Podalydès, Corinne Masiero, Jean Dujardin (en photo), Bouli Lanners, Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Vincent Dedienne, Houellebecq, Philippe Reboot …

J’ai complètement adhéré à l’humour féroce et subtil, avec un gag toutes les 2 minutes et l’un ou l’autre gag un peu trash à la Blanche Gardin.

Gustave Kervern et Benoît Delépine passent à la moulinette les travers de la société connectée et dominée par les GAFA. Ils dépeignent des personnages broyés par le système, mais heureusement pas déshumanisés.

A ne pas manquer !

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« Tenet » de Christopher Nolan ***

Un des grands manipulateurs du temps (en tout cas du temps pensé) est le cinéma avec les possibilités qu’offrent images, montage et musique : sauts spatio-temporels, temps inversé, rallongé, écourté, franchi dans un sens ou dans l’autre avec des ellipses… Christopher Nolan est devenu maître dans cet art du jeu avec le temps imaginé.

C’est avec le cerveau en ébullition que je suis sortie de la salle : film écrit sous cocaïne, ou par une personne qui vient du futur ?

Les textes dits rapidement utilisent un vocabulaire scientifique, technique pour initiés et une logique à laquelle parfois manquent quelques maillons. Les actions qui s’en suivent sont tout aussi véloces et parfois s’enchaînent on ne sait trop pourquoi.

Cela dit, je trouve que l’intrigue et l’idée de départ sont bien trouvées, passionnantes et font un excellent scénario pour un thriller d’espionnage fantastique. Les acteurs se prennent au jeu, je retiens quelques scènes mémorables (avec l’avion ou les catamarans), bien sûr les scènes inversées font mouche. Est-ce grave de ne pas tout comprendre (pourquoi font-ils sauter la bombe ? Pourquoi certains personnages inversés se trouvent loin dans le passé ?..) Quoiqu’il en soit j’ai apprécié « Tenet », peut-être à revoir …!

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