La tension dramatique s’intensifie dans cette seconde partie du diptyque d’Antonin Baudry. Pendant tout le film le spectateur est immergé dans des situations qui relèvent de l’urgence absolue, pris dans une temporalité où la moindre seconde compte.
Le scénario est centré sur les liens qui unissent Philippe Leclerc de Hauteclocque, Jean Moulin/Rex et Charles De Gaulle. Ils bataillent pour que la France, décrédibilisée aux yeux du monde par le gouvernement de Vichy, reste maîtresse de son destin, libre et souveraine.
Face à Franklin Roosevelt, Ike Eisenhower et Winston Churchill ; face aussi au général Henri Giraud à Alger, le Général, plus en retrait dans cette partie, oeuvre pour devenir légitime aux yeux des alliés et pour que la France ne soit finalement ni démantelée ni mise sous tutelle après le Débarquement .
Les figures de Leclerc et Rex sont l’une héroïque, l’autre tragique ; elles irradient l’écran.
Antonin Baudry filme une bataille dans le désert contre les divisions Panzer, des rencontres très tendues entre les chefs des différents états, les partis politiques. Il filme la Libération de Paris, un des sommets du film, évoque le Débarquement. La fin du film se penche sur la commémoration du 11 novembre à Paris avec Churchill et De Gaulle.
Je vais citer de façon non exhautive certains acteurs que j’ai beaucoup appréciés : 2 personnages fictifs, Livia la résistante de première heure jouée par Anamaria Vartolomei ; l’assistant Blazej, joué par Karim Leclou.
Thierry Lhermitte (Giraud), Niels Schneider (Leclerc), Félix Kysyl (Jean Moulin), Simon Russel Beale (Churchill) et bien sûr Simon Abkarian extrêmement crédible dans le rôle gigantesque du Général.
Avec ses 2 parties, « La Bataille De Gaulle » dure plus de 5 heures. Ce film monumental et bouleversant fait déjà partie, je pense, des grands films sur la seconde guerre Mondiale.








