Dès les premières secondes, le ton et le rythme du film sont donnés avec les annonces radio glaçantes des avancées des Nazis en Europe (Pologne, Pays Bas..) Le colonel De Gaulle sur le terrain au milieu des chars, promu général, va très vite partir en Angleterre après la capitulation de la France et la débâcle. Antonin Baudry suit scrupuleusement la chronologie. Plusieurs événements et hommes dont les noms sont restés se succèdent : le ralliement téméraire des bretons de l’île de Sein, Mers el-Kébir, le rôle du Cameroun, du Tchad ; Dakar, le gouvernement de Brazzaville, Bir Hakeim (un passage plus long au souffle épique), Saint Pierre et Miquelon, l’entrée en Guerre des Américains et le débarquement en Algérie et au Maroc.. Pendant ce temps en France : Pétain et Darlan, la manifestation étudiante du 11 novembre, l’apparition de Jean Moulin.
De Gaulle bien sur, Churchill, Koenig, Leclerc, Muselier, Eden, Spears, Eisenhower, Roosevelt… Fernand Bonnier de la Chapelle qui aura un rôle déterminant.
Cela dit, malgré cette précision historique, le film n’a rien d’académique. Traversé par un souffle épique, vivant, rythmé, il porte beaucoup d’émotion et n’oublie jamais le drame qui se joue partout dans le monde.
Les acteurs sont excellents et impliqués, les joutes verbales savoureuses. Antonin Baudry brosse le portrait d’un Général De Gaulle souvent seul, mais aussi adulé notamment en Afrique, déchu de sa nationalité par Pétain, plein de panache, visionnaire, avec une répartie cinglante, des ripostes pittoresques, sans concession et intransigeant pour tout ce qui nuirait à l’indépendance, l’honneur, la vie de la France et des français.
Le personnage de Churchill est tout aussi bien campé.
Antonin Baudry est moins complaisant avec Roosevelt et les américains.
J’irai bien sûr voir la seconde partie qui commence fin 1942 et prend fin en 1944.
Les articles de Princecranoir et de Dasola.








