Eté au jardin : Jardin d’un brocanteur à Barr

Entre deux salles obscures, nos pas nous ont conduits à Barr au jardin d’un brocanteur.

Depuis la rue, après avoir franchi la porte, des escaliers passant à côté d’une piscine, nous mènent sur une terrasse où les propriétaires nous accueillent chaleureusement. Ils nous expliquent l’histoire de ce jardin créé sur une pente raide, terrassée, également refuge LPO (Ils ont pu observer une quinzaine d’espèces d’oiseaux différents.).

La visite s’effectue sur des sentiers tortueux et des escaliers, laissant découvrir divers espaces et terrasses où la végétation est parfois exubérante, avec une très grande variété de plantes. Des objets de brocante sont disposés ici et là souvent avec une pointe d’humour.

Un jardin à découvrir absolument !

https://www.alsace-jardins.eu/jardin.php?id=68

https://fr-fr.facebook.com/pages/category/Patio-Garden/Le-jardin-dun-Brocanteur-171452486607916/

Publié dans Parcs et jardins d'Alsace | Laisser un commentaire

« Noureev, the white crow » de Ralph Fiennes ***/****

J’ai préféré le biopic « Tolkien » sorti la même semaine, plus profond et davantage centré sur la recherche des germes d’une oeuvre magistrale. J’ai également préféré « Soleil de nuit » de Taylor Hackford sorti en 1985, si vous vous souvenez, avec la musique de Lionel Richie. Sur le même sujet le film était plus puissant et davantage d’actualité à l’époque.

Ceci dit « Noureev » reste pour moi un bon film, captivant, mêlant plusieurs périodes de la vie de Rudolph Noureev, de son enfance à l’année 1961, lorsqu’il est « passé à l’ouest ».

Les passages sur sa naissance et son enfance sont touchants et bien réalisés. Ensuite c’est le tempérament antipathique, ambitieux et magnétique et les ambivalences du danseur qui deviennent importants, avec de beaux moments de danse.

L’histoire, intéressante est construite sous forme de va-et-vient entre les différentes époques. Je suis bien rentrée dans le film et je n’ai pas vu le temps passer.

Publié dans Films vus en salle | Laisser un commentaire

« Tolkien » de Dome Karukoski ****

Pendant la bataille de la Somme en 1916, J.R.R. Tolkien, en proie à la fièvre des tranchées, part à la recherche de son ami Goeffrey avec son aide de camp. Il chemine au coeur des combats, l’esprit rempli de souvenirs et parfois pris d’hallucinations qui se mêlent aux scènes apocalyptiques.

Tolkien se souvient de son adolescence et de sa jeunesse. Je n’en dirai pas davantage. La découverte des différents moments de cette période, même s’ils sont parfois certainement imaginés, est très intéressante.

Tolkien a écrit « le Seigneur des anneaux » de longues années après ces événements, alors qu’il était un paisible professeur et père de famille comblé.

Ceci dit, Dome Karukoski imagine les valeurs, les événements, les apprentissages, les rencontres qui ont fait germer et ont nourri le vaste imaginaire de l’écrivain.

Sous les apparences banales d’un étudiant d’Oxford passionné de philologie, éduqué comme un gentleman et dévoué à ses amis, Tolkien est un homme d’une sensibilité extrême et d’une imagination débordante, que la maturité va  aider à écrire sa mythologie si célèbre.

J’ai beaucoup aimé ce film par moments très émouvant, joué par de jeunes acteurs épatants, parce qu’il part avec délicatesse à la recherche des profondeurs de l’âme d’un homme dont le talent reste entouré de mystère.

Publié dans Films vus en salle | 6 commentaires

« L’autre continent » de Romain Cogitore ****

Si « l’autre continent » passe toujours près de chez vous je vous conseille d’en profiter, pour passer un moment rare.

Maria part à Taiwan afin d’y écrire un roman. Pour gagner sa vie, elle est guide touristique en langue néerlandaise dans un temple bouddhiste. Elle y rencontre Olivier, guide aussi. Comme elle, il parle mandarin, mais aussi une dizaine de langues étrangères. La scène de leur rencontre est charmante et originale.

Ils vivent une histoire d’amour qui s’installe dans le temps, jusqu’au jour où Olivier tombe malade. Le jeune couple rentre à Strasbourg afin qu’Olivier puisse y bénéficier de soins de qualité. Maria reste au chevet d’Olivier. De jour en jour elle vit au quotidien les revers de la maladie. Les images d’Asie restent présentes.

Romain Cogitore est le frère de Clément Cogitore (« Ni le ciel ni la terre », « Braguino ») : une famille de cinéastes très doués.

« l’autre continent » excelle à mes yeux par sa justesse comme par sa singularité, même si le thème du film , depuis « love story » est récurrent dans l’histoire du cinéma.

J’ai tout aimé dans la réalisation : la musique discrète en phase avec les émotions, le texte poétique, léger ; la succession d’images asiatiques et françaises, parfois oniriques, les acteurs très vrais.

L’histoire, loin de prendre les sentiments du spectateur en otage (ce que je craignais), émouvante, est riche en oxygène, laisse respirer, et espérer.

La jeunesse et ses potentiels sont au coeur de cette histoire où l’amour est présenté avec beaucoup de philosophie.

Publié dans Films vus en salle | 3 commentaires

Eté au jardin : le parc du Windeck à Ottrott

Empruntons les chemins de traverses. Entre deux films et le passage au cinéma, laissons nos pas nous mener vers un jardin.

A Otttrott, rien n’indique ce parc à l’anglaise de plusieurs hectares situé à l’arrière du château de Windeck, dédié à des retraites spirituelles.

Des arbres exceptionnels plantés au 19ème siècle, immenses , aux formes fascinantes se laissent contempler au gré des chemins bien balisés. On découvre des essences asiatiques et américaines. Avec de la chance on aperçoit des animaux sauvages (chevreuils, écureuils).

Pour passer un après-midi contemplatif en toute quiétude.

https://www.parcsetjardins.fr/jardins/867-le-domaine-de-windeck

Publié dans Parcs et jardins d'Alsace | Laisser un commentaire

Eté au jardin : le jardin de l’escalier à Brumath

Avec l’arrivée de l’été c’est l’occasion de découvrir chaque semaine un des magnifiques jardins alsaciens ouverts au public. Si certains sont bien connus (comme l’Orangerie), d’autres se cachent au détour d’un chemin et offrent au visiteur la joie d’une découverte agréable pour les sens comme pour l’esprit.

Empruntons les chemins de traverses.  Entre deux films et le passage au cinéma, laissons nos pas nous mener vers un jardin.

Je vous présente le jardin de l’escalier à Brumath. Dans une rue ordinaire, d’abord l’originalité de la maison/salon de thé séduit. L’hôtesse, après un accueil convivial nous remet un plan du jardin. Une fois le portail franchi, c’est l’entrée dans un autre monde. Figuier et arbres à agrumes longent un atelier d’artiste. Plus loin, à droite du poulailler, un jardin composé de carrés cultivés se dessine jusqu’à la pergola au bord de l’eau. Fruits et légumes poussent en choeur. Plusieurs bancs et transats pour profiter de l’instant.

On découvrira aussi un jardin zen et un pavillon japonais.

L’hôtesse propose aussi des gîtes et une table avec repas japonais et brunches.

Voici le lien de son site :

Le Jardin – Galerie photos

 

Publié dans Parcs et jardins d'Alsace | 1 commentaire

« The dead don’t die » de Jim Jarmusch ****

C’est un peu pour prendre le contre-pied des critiques négatives que je mets une excellente note à « the dead don’t die ». Ceci dit, je l’ai trouvé excellent. J’ai été complètement réceptive à l’humour décalé et au ton très « cool » de ce dernier film de Jim Jarmusch, de plus ses zombies sont très réussis.

Il m’a fait penser à l’excellent « Shaun of the dead », en moins optimiste. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57825.html

Centreville est une petite ville typique du cinéma US perdue dans la campagne américaine, avec son motel, sa quincaillerie, son « Diner » et ses habitués, son poste de police, sa station service et ses pompes funèbres. Jim Jarmusch écrit un film chorale autour de plusieurs personnages : l’équipe de flics, le fermier grognon, les serveuses, le geek cinéphile, les jeunes en difficulté, le client du bar, les touristes hipsters, le propriétaire du motel, l’étrange responsable des pompes funèbres. Un peu à part, un vagabond, amateur de Melville vit seul dans la forêt et observe la vie de la ville avec ses jumelles.

Une chanson country rythme le déroulement du film : « the dead don’t die ». Le casting m’a bien séduite.

Des phénomènes étranges viennent perturber la quiétude de la ville : le soir la nuit ne tombe pas, tous les animaux disparaissent, les fourmis ont un comportement étrange. On apprend par la TV que l’axe de la Terre s’est déplacé suite à la fracture polaire.

Mais surtout, les morts commencent à sortir de leur tombe et à dévorer les habitants. Ces zombies retrouvent chacun les attitudes névrotiques et consommatrices qui les caractérisaient de leur vivant : les drogués aux anxio crient « Xanax », « Xanax » devant la pharmacie, d’autres avec leurs smartphones essayant de capter du réseau …

Le film est réalisé et joué avec une nonchalance que j’ai adorée (propre à Jim Jarmusch), ponctuée par la marche lente des zombies, distillant un pessimisme perçu même par les acteurs. Seul l’humour évite le désespoir et rares sont ceux qui trouvent le salut. Un très bon film de genre avec beaucoup de personnalité.

Publié dans Films vus en salle | 2 commentaires