« Drunk » de Thomas Vinterberg ****

Affiche du film DRUNK

Au Danemark, de nos jours. Des lycéens organisent un genre de rallye autour d’un lac, avec dégustation de bières jusqu’à l’ivresse. Ca se termine dans le tram, où les jeunes menottent un contrôleur.

Quelques jours plus tard, dans un lycée de Copenhague, la proviseure souligne le problème de l’alcoolisme chez les jeunes.

Martin, professeur d’histoire est rappelé à l’ordre par un genre de conseils de parents et d’élèves, à propos de la mauvaise qualité de ses cours.

Martin se retrouve au restaurant avec 3 autres collègues professeurs, pour fêter les 40 ans du collègue professeur de philosophie. Ils discutent de la théorie d’un psychiatre norvégien, Finn Skarderud, selon laquelle les hommes naissent avec un déficit d’alcool dans le sang. Ils décident de tenter l’expérience de s’alcooliser modérément chaque jour, afin de se sentir mieux.

Par cette fable douce amère, Thomas Vinterberg livre une radioscopie de la société danoise et de sa jeunesse à travers le prisme de la consommation d’alcool. Il brosse aussi le portrait de 4 hommes, dont deux qui m’ont beaucoup touchée : Le professeur de sport et aussi Martin, un quinquagénaire en pleine crise existentielle.

Si le discours sur l’alcool n’est jamais puritain, il aborde le tragique de l’existence et la faillibilité de l’humain que révèle l’alcoolisme, avec un clin d’oeil au philosophe Kirkegaard.

Mads Mikkelsen interprète remarquablement le rôle de Martin et montre ses talents de danseur.

Un film à voir, s’il passe toujours près de chez vous.

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« Falling » de Viggo Mortensen

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Si j’écris un article, c’est parce que « Falling » est le premier film que je suis allée voir au cinéma depuis fin 2020. Malgré l’enthousiasme de retourner au cinéma, malgré mes a priori plus que positifs à l’égard de Viggo Mortensen, j’ai été déçue pas le film.

John vit en Californie avec son mari Eric et leur fille adoptive. Il accueille son vieux père pendant une semaine, celui-ci étant à la recherche d’une nouvelle maison pour se rapprocher de son fils.

Grâce à de nombreux flash-back, Viggo Mortensen explore la relation entre John et son père Willis sur une cinquantaine d’années.

Willis est un homme méchant, aigri, blessant, incapable de trouver grâce aux yeux de quiconque. C’est un tyran avec plusieurs idées bien arrêtées, il a plutôt un mauvais fond.

Je n’ai pas bien compris pourquoi sa famille continue de s’occuper de lui.

Rien non plus n’explique pourquoi il est devenu agressif avec tout le monde, il a un mauvais fond et c’est tout.

Le film n’est pas vraiment non plus une réflexion, il n’y a aucun débat d’idées (par exemple entre idées républicaines et idées démocrates). Certaines idées sont présentées comme répugnantes, juste parce qu’elles sortent de la bouche de Willis et les autres, bonnes parce qu’elles correspondent au mode de vie des « gentils ».

J’ai toutefois aimé 2 scènes : la scène au musée, assez drôle, et justement plus ouverte au débat ; la scène du repas familial du dimanche, vraiment réussie, et assez fine, avec les petits enfants qui répondent au papy.

En bref, malgré tout c’est très caricatural, sans nuances. N’est pas Clint Eastwood qui veut.

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« Le serpent  » de Richard Warlow et Toby Finlay sur Netflix ****

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Cette mini-série glaçante de 8 épisodes est actuellement diffusée sur Netflix. Elle s’inspire de faits divers réellement survenus en Asie du Sud-Est dans les années 75 et brosse le portrait d’un escroc devenu tueur en série, toujours emprisonné au Népal.

Charles Sobhraj, Marie Andrée Leclerc et Ajay Chowdhury, vivent à Bangkok en Thaïlande tout en circulant dans toute l’Asie. Charles Sobhraj, sous un faux nom se présente comme un vendeur de pierre précieuses. Avec l’aide de ses complices, il sympathise avec de jeunes touristes hippies routards. En les manipulant, il parvient à les empoisonner et à dérober leurs passeport et traveller chèques. Un jour, il commence à assassiner.

Un jeune diplomate néerlandais, Herman Knippenberg, se retrouve sur sa trace en enquêtant sur la disparition d’un couple de hollandais.

La traque va durer des années.

La reconstitution est exceptionnelle (coiffures, vêtements, véhicules, décors..), les couleurs du film font illusion, donnant l’impression d’un film tourné dans les années 75. Il y a une ambiance « guide du Routard » ou « lonely planet » très bien distillée.

Les allers-retous dans le temps apportent parfois un peu de confusion, mais on s’y retrouve.

Tahar Rahim excelle dans le rôle de ce tueur en série manipulateur, charmeur, insaisissable et cruel.

C’est un histoire stupéfiante, le film est captivant, mais ça fait froid dans le dos !

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« La mission » de Paul Greengrass sur Netflix ****

La Mission : le western de Paul Greengrass avec Tom Hanks sortira sur  Netflix | Premiere.fr

En 1870 au Texas, le Capitaine Jefferson Kyle Kidd vétéran de la guerre de Sécession, fait la tournée des villes et villages reculés pour lire en public les dernières nouvelles du monde.

En chemin, il recueille Johanna, une fillette de 10 ans kidnappée 6 auparavant par une tribu indienne Kiowa. Il entreprend avec l’accord des autorités, de la ramener chez son oncle et sa tante.

Si Johanna est farouche et plusieurs fois meurtrie pas les drames de sa courte vie, elle accorde sa confiance au Capitaine Kidd, alors qu’ils traversent ensemble des dizaines de kilomètres au coeur du Texas.

Ce western « road movie » raconte l’amitié, jonchée d’obstacles traversés ensemble, entre un homme vieillissant et une petite fille. C’est une histoire simple, plutôt linéaire, dont les qualités tiennent essentiellement au jeu sensible et incarné des 2 acteurs principaux (TomHanks et la jeune Helena Zengel).

J’ai beaucoup aimé ce voyage qui prend tout son temps à travers un Texas aux paysages arides magnifiques et aux villes parfois plus hostiles que la nature.

Encore un film pour qui est en manque de cinéma !

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« The dig » de Simon Stone sur Netflix ****

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Si vous avez la nostalgie des salles obscures, vous devriez être captivés sensibles à ce film actuellement en ligne sur Netflix. Par son classicisme et sa délicatesse, sa photographie très soignée, son scénario fin mêlant la grande Histoire, l’histoire de l’art et les histoires personnelles, un casting de choix (Carey Mulligan, Ralph Fiennes, Lilly James), cette oeuvre a toute sa place dans le 7ème art et apporte une bouffée d’oxygène cinématographique parmi les séries qui foisonnent sur le petit écran.

L’histoire : En Angleterre, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, une veuve aisée, mère d’un petit garçon, engage un archéologue amateur pour effectuer des fouilles dans son domaine. Il découvre un site médiéval majeur de l’Histoire de l’Angleterre. Mais les experts du British Museun ne sont pas loin et tentent de récupérer la découverte.

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Adieu l’artiste !

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Encore sous le coup de l’émotion, je vous fais partager les critiques de 2 films avec Jean-Pierre Bacri que j’avais adorés :

Le sens de la fête

Place Publique

Merci pour ces beaux moments de cinéma.

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« Lupin » de George Kay Netflix ***

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Cette série de Netflix avec Omar Sy compte 1 saison et 5 épisodes. Hassan Diop se fait engager comme agent d’entretien au Louvre. Séparé, il essaie malgré tout d’être un bon père pour son fils. Visiblement, avec une poignée de voyous, il projette un vol au Louvre.

Je conseille d’aller au-delà de 30 minutes dans votre vision de la série. Il ne s’agit pas d’un enième film de voyous, et s’avère bien plus malin et complexe qu’il n’y paraît.

La série est addictive, bien jouée, permettant de découvrir au fur et à mesure la passé de Hassan Diop, ses motivations présentes et son intérêt pour Arsène Lupin.

Je trouve juste que l’identification Omar Sy /Arsène Lupin n’est pas très convaincante. Le côté gentleman (même Omar Sy est tout à fait sympathique) n’est pas assez développé. Alors qu’il l’est davantage pour son père.

Mais je conseille en cette période de couvre-feu si vous avez Netflix.

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« La chronique des Bridgerton » de Chris Van Dusensur Netflix ***

Poster La Chronique des Bridgerton - Saison 1 - Affiche 3 sur 6 - AlloCiné

Cette série de Netflix compte actuellement 1 saison et 8 épisodes. Elle est inspirée du roman en plusieurs volumes de Julia Quinn. La famille Bridgerton : la mère, veuve et ses 8 enfants. Les Bridgerton évoluent au sein de la noblesse londonienne du 19ème siècle, dans le sillage de la reine. Cette première saison s’attache aux amours de Daphné Bridgerton, sans oublier tout le petit monde qui gravite autour d’elle. A cette époque, une mystérieuse Lady Whistledown évoque la vie londonienne dans une chronique ironique et bien renseignée.

La nouvelle série de Chris Van Dusen, aux décors et costumes très colorés, romanesque et bien enlevée, avec un côté bluette, mais prescrite pour les plus de 16 ans, se suit comme une saison des « desperate housewives » du 19ème siècle (« la chronique des Bridgerton » s’en rapproche davantage, que de « Downton Abbey » par son piquant, la voix off de la chroniqueuse et le côté addictif).

Cela dit et cet aspect est énorme, les auteurs de la série nous trompent sur la marchandise. « Les chroniques de Bridgerton » sont présentées comme une fiction historique à la Jane Austen, alors qu’il s’agit de tout autre chose.

Cette série est une uchronie (l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification du passé), une histoire passée qui se déroule dans un monde alternatif. Bref c’est de la science fiction. Un peu comme « Inglorious basterd » ou « Django enchained » de Tarantino (films que je n’aime pas du tout à cause justement de la torsion historique imposée aux scénarios).

L’erreur n’a pas été de réaliser cette série tout à fait intéressante et agréable, mais d’avoir menti sur le genre de la série.

Je suis un peu tombée des nues en découvrant petit à petit le film, mais une fois habituée à cet autre monde, j’ai bien aimé.

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Bonne année 2021 !

Chers lecteurs, je vous souhaite une belle année 2021, avec je l’espère une reprise du cinéma et une grande richesse de films. Plus que jamais nous saurons apprécier le plaisir de se retrouver dans une salle obscure, face à un grand écran.

Je ne rédige pas de palmarès cette année, n’ayant vu qu’une vingtaine de films. En réalité, très sélective au départ, je suis essentiellement allée voir les films qui m’intéressaient. Je les ai tous appréciés. Les plus marquants ont été :

L’ombre de Staline et La Communion

Merci pour votre fidélité, à bientôt,

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« Le nom de la Rose » de Jean-Jacques Annaud *****

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Avec Sean Connery.

Au 14ème siècle, Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, tout aussi croyant qu’érudit et rationaliste, arrive dans une abbaye bénédictine. De mystérieux décès endeuillent cette communauté.

Alors que les débats sur la pauvreté du Christ font rage au sein de l’Eglise et dans cette abbaye, Guillaume de Baskerville enquête sur la mort des moines.

La reconstitution historique est remarquable (costumes, village, abbaye). Dans ce film aux allures de thriller palpitant, Jean-Jacque Annaud nous mène au coeur du monde médiéval européen, avec ses débats d’idées, des émergences de rationalité au coeur d’un univers obscur et superstitieux et la soumission du peuple à quelques élites.

J’ai aussi lu le roman de Umberto Eco. Mis à part quelques différences entre le scénario et le roman, je trouve que le film « le nom de la rose » est le parfait exemple d’une adaptation littéraire réussie.

C’est un des rôles de Sean Connery que je préfère (Avec « Haute Voltige »).

Et certainement un de mes films préférés, (dans le top 3) depuis que je regarde des films.

Indispensable, à revoir d’urgence sur le thème « le rire et la religion ».

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