« Solo : a Star Wars story » de Ron Howard **

Dans une lointaine galaxie, les peuples vivent sous le joug de l’Empire et de syndicats du crime.

Han vit de petits expédients sur une planète où règne la corruption. Il rêve de devenir pilote et de quitter la planète avec son amie, Qïra.

Il parvient à s’évader, seul, malheureusement. Après quelques années au service de l’armée de l’Empire, il rejoint un aventurier, son amie et leur pilote puis participe au  vol d’une grande quantité d’une énergie très convoitée dans la galaxie. C’est sans réaliser qu’il va devoir s’acquitter auprès d’une puissante organisation.

La 3D n’apporte pas grand-chose à ce spin off de Star Wars qui a le mérite d’être plutôt divertissant.

On apprend comment Han devient Han Solo, rencontre Chewbacca et acquiert son vaisseau, le Faucon Millenium. Pas vraiment extraordinaire.

Ceci dit, il n’est question ni de la force, ni des Jedi. On découvre des organisations et des personnages inconnus  dans la saga. L’intérêt de cet épisode peut être mis en question.

J’ai bien aimé les scènes du train suspendu, autrement, même s’il y a un certain suspense et des rebondissements, les effets spéciaux ne m’ont pas scotchée.

A voir peut-être pour les inconditionnels de Star Wars.

https://www.senscritique.com/film/Solo_A_Star_Wars_Story/11492374

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« La révolution silencieuse » de Lars Kraume ****

En 1956, le mur de Berlin n’est pas encore érigé. C’est ainsi que deux lycéens de Terminale, Kurt et Théo, se rendent à Berlin Ouest, à 40 km de leur petite ville de RDA et assistent à une séance de cinéma. Les actualités montrent les combats entre les soviétiques et les manifestants hongrois à Budapest.

De retour au lycée, avec les élèves de leur classe que Kurt a convaincus, ils marquent 2 minutes de silence en mémoire des victimes hongroises des affrontements.

Mais leurs professeurs font remonter les faits jusqu’au ministère. Un enquête s’en suit. Les élèves sont interrogés et poussés à dénoncer les meneurs. Les enquêteurs mettent les élèves sous pression, usant de renseignements qu’ils ont sur leurs parents. Quelques personnalités se révèlent au fur et à mesure, alors que l’affaire prend de l’ampleur.

Cet excellent film, très bien interprété, décortique les mécanismes que la dictature met en place pour soumettre les lycéens. La réalisation est extrêmement fine et efficace, le suspense est haletant jusqu’à la fin. L’histoire s’inspire de faits réels et c’est glaçant, même si la solidarité entre les lycéens réchauffe le coeur.

https://www.senscritique.com/film/La_Revolution_silencieuse/30855869

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« Senses 5 » de Ryuzuke Hamaguchi ***

J’ai nettement préféré ce dernier opus aux deux précédents, plutôt ennuyeux :

Suite à la disparition de leur amie Jun, les trois amies prennent des décisions qui vont accélérer leur destin et le mettre en jeu.

Ma conclusion pour les 5 épisodes :

Grâce aux portraits détaillés de quatre  femmes, ce long film met en scène le Japon du 21 ième siècle en s’attachant à l’aspect très patriarcal des rapports entre femmes et hommes, malgré une modernité sociale et culturelle certaine. Les passions sont intenses et violentes, mais les apparences priment, tout reste étouffé, mais palpable, enveloppé par d’interminables rituels de politesse.

La réalisation est précise, fluide, belle et soignée, parfois statique et les acteurs excellents.

Nous sommes aux antipodes du cinéma occidental, cette expérience cinématographique permet un voyage passionnant de l’autre côté du globe.

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« L’homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam **

De nos jours en Espagne, Toby participe à la réalisation de publicités, sous l’égide de son patron. Celui-ci, marié à une femme volage est sur le point de signer un gros contrat avec un russe fortuné.

Au milieu du tournage, Toby retrouve le village où dix ans auparavant il avait tourné un film de fin d’études avec des acteurs issus du cru « l’homme qui tua Don Quichotte ».

Il réalise que son intervention d’alors a perturbé de façon durable la vie de plusieurs habitants du village. L’acteur qui jouait Don Quichotte est persuadé d’être réellement le chevalier médiéval. Les circonstances entraînent Toby et « Don Quichotte » dans une cavale qui devient progressivement de plus en plus fantasque et proche du roman de Cervantès.

Terry Gilliam nous entraîne dans un véritable voyage cinématographique onirique, aux frontières du rêve et de ses mécanismes, dans des décors picaresques et baroques.

Je ne me suis pas ennuyée, mais laissée transportée dans les méandres de l’imagination du réalisateur, souvent cocasses, aussi tragiques. Sans portant comprendre les enjeux réels du film, hormis son grain de folie.

https://www.senscritique.com/film/L_homme_qui_tua_Don_Quichotte/402248

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« Et mon coeur transparent » de David et Raphaël Vital-Durand *

Un véhicule tombe dans un lac et la voix off de Lancelot Rubinstein (Julien Boisselier) explique que sa femme Irina est morte ce jour-là.

Ensuite Lancelot raconte sa rencontre avec Irina. Des flashes back alternent avec les moments présents. Après le décès de sa femme, Lancelot oscille entre une dépression sévère et la volonté de découvrir la vérité sur ce décès et sur sa femme qui semblait vivre une double vie. La police mène aussi l’enquête.

Si vous ne vous laissez pas déconcertés par la réalisation du film et ne sortez pas avant la fin, vous découvrirez un thriller atypique, avec quelques incohérences, présenté du seul point de vue de Lancelot Rubinstein, avec ses errements et ses distorsions (rendus aussi par la musique et la mise en scène).

Les paysages espagnols sont beaux et les rôles interprétés de façon à rendre les personnages énigmatiques. Mention spéciale à Sara Giraudeau qui redouble d’ingénuité.

https://www.senscritique.com/film/Et_mon_coeur_transparent/28216425

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« Senses 3§4 » de Ryuzuke Hamaguchi *

Si j’ai été captivée et curieuse de la suite en regardant les épisodes 1 et 2 de cette série cinématographique japonaise dédiée à 4 amies vivant à Kobe, j’ai été déçue par ces deux parties suivantes.

Jun a disparu, son divorce a été prononcé en faveur de son mari, mais l’intrigue s’arrête là. Ses amies ne semblent pas inquiètes pour elle et poursuivent chacune sa vie.

Une partie importante du film est consacrée à l’intervention d’une artiste lisant sa nouvelle. J’ai trouvé cela assez inintéressant.

Je reste sur ma faim, mais j’attends le dernier épisode en espérant qu’il rehaussera le goût de l’ensemble.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262896.html

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« Foxtrot » de Samuel Maoz ****

Ce film réalisé en trois parties distinctes raconte l’histoire d’une famille israélienne, dont le fils de 19 ans Yonatan, jeune soldat, est quelque part sur un poste frontière, avec d’autres jeunes.

Il serait dommage d’en dévoiler davantage.

J’ai trouvé ce film extrêmement intelligent, tant dans sa réalisation que dans ses propos teintés d’un humour grinçant et lucide face aux drames qui se jouent ou se sont joués.

Une mise en scène précise au cordeau, une photographie et des cadrages pertinents et percutants, des jeux d’acteurs très crédibles.

Je ne puis que recommander ce film singulier.

https://www.senscritique.com/film/Foxtrot/26494953

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