4 films français, aimés un peu ou beaucoup

Après un certain délai, je restitue mes impressions sur 4 films vus récemment sur grand écran. Avec une préférence pour le film de Nakache et Toledano.

« Chers parents » de Emmanuel Patron avec Miou-Miou, André Dussollier, Arnaud Ducret, Pauline Clément, Thomas Soliveres ***

Aline et Vincent, deux professeurs à la retraite ont gagné le gros lot à la loterie. Ils font venir leurs enfants …Film bien joué, dans une belle maison, avec plusieurs rebondissements et de l’humour. Cela dit, l’humanité à laquelle le spectateur a affaire n’est pas reluisante, et je suis ressortie du cinéma un peu plus misanthrope qu’avant !

« Ceux qui comptent » de Jean-Baptiste Leonetti avec Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin, Alexis Rosenstiehl ***

Après avoir volé un caddie rempli de denrées alimentaires au supermarché, Rose, mère de 3 enfants, malade, fauchée, rencontre Jean, un marginal, qui va l’aider à fuir les vigiles. Une amitié singulière va naître entre Rose et Jean, puis entre Jean et les enfants de Rose. Presque toutes les scènes se déroulent dans un hôtel désaffecté.

Ce film se passe un peu en-dehors des cadres et des repères connus. L’histoire pourrait être un conte de fées peu réaliste, quand on s’attarde sur le dénouement. Mais quand Pierre Lottin fait partie du scénario, tout film est intéressant, je trouve.

« Compostelle » de Yann Samuell avec Alexandra Lamy, Julien Le Berre ****

Je pense que l’aspect militant, social, associatif du film est généreux, mais peut se discuter. J’ai pourtant beaucoup aimé « Compostelle ».

Très bien joué, dans de magnifiques paysages, l’histoire se joue, non sans humour ni fracas ente Fred et Adam, deux cabossés de la vie qui vont partager 2 mois de leur vie sur la route, dans des conditions difficiles. Je trouve le film proche de « Antoinette dans les Cévennes », dans son approche du chemin et du cheminement de chacun, dans le ton, les situations cocasses et les relations humaines.

Dans « Compostelle », certains moments de grâce justifient amplement le déplacement au cinéma. Je recommande ce film.

« Juste une illusion » de Eric Toledano et Olivier Nakache avec Louis Garrel, Camille Cottin, Alexis Rosenstiehl, Simon Boublil ****

J’ai adoré cette chronique familiale des années 85 se passant en banlieue parisienne. A mes yeux plus familiale qu’historique, si cette chronique est jonchée d’éléments de ces années (vêtements, voitures, ordinateurs, téléviseurs, musiques..) elle met en scène un famille juive originaire d’Afrique du nord, explosive et pourtant pétrie d’affection, immergée dans la crise mais aussi dans les idées de féminisme et d’ouverture.

Le casting est excellent, j’ai bien ri par moment, notamment pour l’exposé d’histoire du jeune Vincent, ou du malentendu avec le Rabbin.

Un bain de jouvence en quelque sorte !

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1 Response to 4 films français, aimés un peu ou beaucoup

  1. Avatar de princecranoir princecranoir dit :

    Je n’ai vu que « Juste une illusion », joli titre qui dit beaucoup de la manière dont nous percevons nos souvenirs. Je pense que « Compostelle » (avec la référence à « Antoinette dans les Cévènes ») et « Ceux qui comptent » pourraient me plaire.

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