Comme un dernier « Woody Allen » ou un dernier « Clint Easwood », il est difficile de rater un dernier « Polanski ».
Le cinéaste ne m’a pas déçue, je ne me suis ni ennuyée, ni stressée en visionnant son dernier film, même si cette oeuvre n’est peut-être pas majeure.
Delphine, écrivain cinquantenaire, dépressive et en panne d’inspiration reçoit des lettres insultantes inquiétantes. Lors d’une séance de dédicaces dans une librairie elle fait la rencontre d’Elle (Elisabeth) qui va s’immiscer dans sa vie.
La mise en scène est classique, dans des tons sombres et avec un jeu de gros plans. Le duo d’actrices est réussi : Emmanuelle Seigner sans artifices, diaphane, fragile, tout à la fois crédule, consensuelle et manipulatrice. Eva Green à la voix grave et au visage séduisant ou inquiétant, très charismatique.
Pour moi, le film explore sur un mode fantastique la genèse de la création littéraire et les questions posées m’ont parues plutôt fines. Un écrivain inspiré, pour Polanski semble être une personne « habitée « par une autre.
Contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là je n’ai pas trouvé les ficelles du film grossières. Certains mystères restent entiers et c’est appréciable, par exemple (spoiler) « comment Delphine a-telle pu conduire jusqu’à la campagne avec sa jambe dans le plâtre ?
Je pense que c’est un film à voir.
https://www.senscritique.com/film/D_apres_une_histoire_vraie/22035555
Dans la lignée de « Frances Ha » ou de « Baden Baden », « Jeune femme » raconte un moment de la vie d’une trentenaire instable, à la dérive.
Film documentaire très original de 50 minutes.
Ce film suisse de facture classique se situe dans la Suisse rurale (à Appenzell) des années 1970 à la fin de l’hiver. L’immersion est très réussie. (A voir en VOST ! ).
J’aime beaucoup l’affiche du film comme la bande annonce et ne suis pas sortie déçue de la salle bien au contraire.
Alors oui, il y a des images d’Epinal, des bons sentiments, des issues positives, point de violence, un scénario prévisible …Ceci dit je prends le contrepied de critiques de presse intello et je souhaite noter généreusement ce très beau film de Nicolas Vanier.
Emmanuelle Blachey, ingénieure brillante dans une société spécialisée dans l’énergie est contactée par un réseau de femmes d’influence. Elles lui proposent leur aide pour briguer la direction d’ Anthéa, société du CAC 40.
Vu en DVD.
Ce film aux belles couleurs pop et aux décors seventies très réussis s’inspire des écrits de Anne Wiazemski qui fut la femme du cinéaste culte Jean-Luc Godard. Son titre fait allusion au sous-marin solitaire du même nom.