C’est un peu pour prendre le contre-pied des critiques négatives que je mets une excellente note à « the dead don’t die ». Ceci dit, je l’ai trouvé excellent. J’ai été complètement réceptive à l’humour décalé et au ton très « cool » de ce dernier film de Jim Jarmusch, de plus ses zombies sont très réussis.
Il m’a fait penser à l’excellent « Shaun of the dead », en moins optimiste. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57825.html
Centreville est une petite ville typique du cinéma US perdue dans la campagne américaine, avec son motel, sa quincaillerie, son « Diner » et ses habitués, son poste de police, sa station service et ses pompes funèbres. Jim Jarmusch écrit un film chorale autour de plusieurs personnages : l’équipe de flics, le fermier grognon, les serveuses, le geek cinéphile, les jeunes en difficulté, le client du bar, les touristes hipsters, le propriétaire du motel, l’étrange responsable des pompes funèbres. Un peu à part, un vagabond, amateur de Melville vit seul dans la forêt et observe la vie de la ville avec ses jumelles.
Une chanson country rythme le déroulement du film : « the dead don’t die ». Le casting m’a bien séduite.
Des phénomènes étranges viennent perturber la quiétude de la ville : le soir la nuit ne tombe pas, tous les animaux disparaissent, les fourmis ont un comportement étrange. On apprend par la TV que l’axe de la Terre s’est déplacé suite à la fracture polaire.
Mais surtout, les morts commencent à sortir de leur tombe et à dévorer les habitants. Ces zombies retrouvent chacun les attitudes névrotiques et consommatrices qui les caractérisaient de leur vivant : les drogués aux anxio crient « Xanax », « Xanax » devant la pharmacie, d’autres avec leurs smartphones essayant de capter du réseau …
Le film est réalisé et joué avec une nonchalance que j’ai adorée (propre à Jim Jarmusch), ponctuée par la marche lente des zombies, distillant un pessimisme perçu même par les acteurs. Seul l’humour évite le désespoir et rares sont ceux qui trouvent le salut. Un très bon film de genre avec beaucoup de personnalité.
Voilà un film sans prétention ni prise de tête, bien sympathique et joliment joué, pour passer un moment agréable, malgré des aspects aussi plus graves.
En Corée du Sud, de nos jours. Ki-Taek vit dans un entresol au coeur d’un quartier populaire avec sa femme, son fils et sa fille, deux jeunes adultes. Les quatre sont au chômage, malgré des potentiels certains, suite à des concours de circonstances malheureux. Ils gagnent un peu d’argent en pliant des boîtes de pizza. Un jour, un ami de Ki-Woo, le fils de Ki-Taek, lui propose de le remplacer en tant que professeur particulier d’Anglais auprès de la fille du très riche Mr Park.
Sibyl, psychanalyste et alcoolique abstinente, cesse les consultations avec ses patients pour se consacrer à l’écriture d’un roman. Margot, une jeune actrice dont la vie est compliquée, fait appel à ses talents de thérapeute. Malgré sa décision, Sibyl accepte de la suivre en thérapie.
Le cinéaste japonais réalise ce film en 2008 , bien avant « Senses » et « Asako ». C’est à présent qu’il sort dans les salles françaises.
Salvador Mallo, réalisateur célèbre en panne d’inspiration, sujet à de multiples troubles et douleurs, vit dans un magnifique appartement décoré d’oeuvres d’art et d’objets colorés. A l’occasion de la projection d’un de ses anciens films dans une médiathèque, il recontacte 30 ans après, l’acteur principal Alberto Crespo, avec lequel il s’était brouillé.
Dans les années 2000 (je suppose) en Suède, une dame âgée, la romancière Astrid Lindgren, lit son courrier : des lettres d’enfants avec des voeux d’anniversaire. Elle écoute une cassette enregistrée par une classe, des voix d’enfants se succèdent et seront présentes tout au long du film.
Espagne. Lors d’un repas animé et festif, des hommes échangent des remarques sur leur parti en écoutant et critiquant leur futur candidat à la télévision. Manuel Lopez Vidal, secrétaire régional, vivant dans l’opulence, est sur le point de rejoindre la direction du parti. Mais un scandale éclate et Lopez Vidal est vite érigé en bouc émissaire afin de masquer la partie immergée de l’iceberg. Le parti tremperait dans une affaire de détournement de fonds européens.