
Dans les années 1960, la petite Elisabeth (Beth) Harmon, perd sa mère tragiquement. Elle est confiée à un orphelinat. Elle s’y lie d’amitié avec le gardien qui lui apprend à jouer aux échecs. Celui-ci voit en elle un prodige et lui fait rencontrer les membres d’un club d’échec.
Cette mini-série de 6 épisodes est rapidement captivante. Dans l’atmosphère des années 196O, très bien reconstituée, avec la Guerre Froide en toile de fond, Scott Frank dessine la trajectoire de femmes blessées par l’existence. Celles-ci traceront leur chemin dans le milieu masculin des échecs.
Ce qui m’a vraiment plu dans « le jeu de la dame », c’est l’approche psychologique très fine et les relations entre les divers protagonistes. Relations atypiques, utilisant parfois peu de mots, avec une émotion intense retenue de bout en bout. J’ai aimé particulièrement la relation entre Beth et sa mère adoptive, deux écorchées vives, qui ont appris à s’aimer.
Les acteurs sont tous épatants. Plus qu’une série, « Le jeu de la dame » aurait pu être un grand film de cinéma.
Si le film est « féminin » voire « féministe », le milieu des échecs n’est pourtant pas représenté de façon machiste. Au contraire, c’est le seul univers où Beth se sent à sa place , reconnue pour qui elle est réellement.
J’espère qu’il y aura une seconde saison, même si la première saison se suffit à elle-même.


Patience Portefeux, veuve, mère de deux filles et amante d’un commandant de police, titulaire d’un doctorat de langue Arabe est traductrice franco-arabe à la brigade des stupéfiants.
Marie Dehoux, Bertrand Pitorin et Christine, d’anciens gilets jaunes devenus amis, vivent en zone pavillonnaire dans le Nord de la France. Marie, séparée, endettée, alcoolique dans ses moments de déprime se trouve victime d’un chantage à la sextape. Bertrand, serrurier dans une zone commerciale, veuf et père d’une adolescente, endetté, à la recherche d’une âme soeur, essaie d’aider sa fille, victime de harcèlement sur Facebook. Christine, conductrice de VTC, virée de son ancien travail à cause de son addiction aux séries, n’arrive pas à obtenir d’étoiles sur internet pour son commerce.
Un des grands manipulateurs du temps (en tout cas du temps pensé) est le cinéma avec les possibilités qu’offrent images, montage et musique : sauts spatio-temporels, temps inversé, rallongé, écourté, franchi dans un sens ou dans l’autre avec des ellipses… Christopher Nolan est devenu maître dans cet art du jeu avec le temps imaginé.
De « La Isla Minima » projeté en salles en juillet 2015, j’ai retenu l’atmosphère sombre, les paysages aériens, la musique envoûtante, les tensions liées au contexte post-franquiste et la noirceur de l’intrigue.
Joong-Man occupe un emploi précaire dans un sauna à proximité d’un hôtel chic. Il est marié et s’occupe de sa mère handicapée. Un soir, il trouve un sac Vuitton dans un casier du sauna. Peu de temps après il se fait licencier pour un retard indépendant de sa volonté. Le cinéaste nous fait partager les journées d’autres protagonistes dans une temporalité éclatée et décalée. Le tout finit par prendre du sens…
L’action se déroule pendant deux semaines entre la France et la Grande Bretagne en juin 1940.
« Les parfums » est une excellente surprise, un film très plaisant, léger, agréable, avec pourtant de la profondeur.