« Les parfums » est une excellente surprise, un film très plaisant, léger, agréable, avec pourtant de la profondeur.
Guillaume Favre (touchant Grégory Montel) est chauffeur de luxe. Il peine à joindre les deux bouts et cherche à louer un appartement correct dans le but d’obtenir la garde de sa fille de 10 ans une semaine sur 2.
Alors qu’il n’ a presque plus de points sur son permis, il est embauché par Mlle Anne Walberg (excellente Emmanuelle Devos), une femme solitaire et froide, dont la profession est aussi intrigante qu’originale.
Le film est centré sur l’amitié entre ces deux écorchés, laquelle va porter l’un et l’autre et aider chacun à guérir de ses blessures.
Grégory Magne élabore le portrait de 2 personnalités intéressantes et atypiques avec beaucoup de finesse psychologique. L’histoire est originale, les dialogues font mouche. Il met en scène une amitié sincère entre un homme et une femme, ce qui est rare au cinéma.
J’ai retrouvé cette légèreté dans des films comme « Le goût des merveilles » de Eric Besnard ou « Tous les soleils » de Philippe Claudel, des films également sans thèse ni violence, sans prise de tête, qui distillent un plaisir partagé et une histoire profonde.
Je conseille vivement.
2011 en Tunisie, la Libye proche est très instable. Fares, Meriem et leur fils de 11 ans, Aziz forment une famille moderne et aisée. Ils participent à une fête entre amis. Sur le chemin du retour ils sont la cible de terroristes dans le désert aux alentours de Tataouine.
Dans un lieu indéfini, un écrivain, on devine Georges Orwell, est en train d’écrire « la ferme des animaux ».
Alexandre vit à Lyon, il est père de famille nombreuse et catholique pratiquant. Un jour, il découvre que le prêtre qui a abusé de lui lorsqu’il était scout, le Père Preynat, exerce toujours son ministère auprès d’enfants. Alexandre entreprend une démarche auprès du diocèse et obtient un entretien avec le Père Preynat. Mais ses efforts n’aboutissent à aucune mesure conséquente, c’est pourquoi Alexandre se tourne vers la justice.
15 mars 2020 : Mon billet n’est déjà plus d’actualité, mais je laisse le message. J’espère de tout coeur à bientôt pour un article cinéma.
Daniel, 20 ans vit en Pologne et purge une peine dans un centre de détention pour la jeunesse. Il a une personnalité troublante et énigmatique : son visage angélique et inspiré cache aussi de la violence et quelque chose de sauvage. Son casier judiciaire l’empêche d’entrer comme il le souhaiterait au séminaire.
Tard dans la nuit, dans une propriété luxueuse, isolée et ultra sécurisée, aux environs de Los Angeles, Cecilia Kass laisse son mari endormi et s’enfuit avec un sac de voyage.
J’ai été conquise par ce film sans prétention, qui a fait très peu parler de lui et c’est dommage.
Ce que j’aime chez Clint Easwood, c’est qu’il ne cherche à plaire à personne, ne tente pas de séduire un public donné : il exprime les choses avec beaucoup de liberté et de subtilité. Si la libre pensée est peut-être un apanage de l’âge, son dernier film ne manque ni de rythme ni de dynamisme.