American Bluff

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=205330.html

Je me suis ennuyée et je n’ai pas été convaincue par les enjeux du film.

Deux escrocs, dans les années 1970, pour échapper à la prison, acceptent d’aider le FBI dans sa lutte contre la corruption. L’agent du FBI (Bradley Cooper) pousse un maire a priori ni plus ni moins malhonnête qu’un autre, à tremper dans un prêt frauduleux.

Je pense que cela a peu d’intérêt, parce que l’homme que le FBI cherche à coincer est poussé par le bureau lui-même à être malhonnête, il n’est pas un réel escroc, de ce fait tout le « bluff » a peu de raison d’être.

Les coiffures et les looks des protagonistes sont assez étonnants, et les acteurs, en l’occurence Bradley Cooper et Jennifer Lawrence campent des rôles de personnes plutôt exagérément délirantes, trop pour intéresser.

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Minuscule-La vallée des fourmis perdues ****

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197310.html

Ce film d’animation est très original.

Filmé dans les paysages réels du Mercantour, les insectes seuls sont des créations animées. Le film est sans paroles, rythmé par des thèmes musicaux correspondant aux insectes.

L’histoire est racontée de façon très simple, drôle et tendre, ce qui la rend fluide et très plaisante.

Le scénario malgré sa simplicité est très créatif.

Ce film est un plaisir aussi pour les grands, même s’il peut plaire à des tout-petits, parce que l’histoire n’est jamais niaise, mais racontée avec finesse à travers de belles images.

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Dallas Buyers Club ****

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137097.html

En 1985, Ron, une caricature de texan amateur de rodéo, macho, homophobe et au langage viril à l’humour bien graveleux, découvre qu’il est atteint du Sida. Il ne lui reste que trente jours à vivre, d’après le corps médical. Cherchant d’autres remèdes que l’AZT qui a de nombreux effets secondaires, il trouve des médicaments  non validés par les autorités sanitaires américaines, chez un médecin au Mexique. Il ouvre un club et vend puis donne -avec des frais d’adhésion- des traitements alternatifs aux adhérents. Il se lie d’amitié avec une femme médecin et avec un travesti atteint aussi du Sida. N’obtenant pas gain de cause pour le maintien de son entreprise face aux lobbies pharmaceutiques soutenus par les autorités, il parvient à vivre sept années.

J’ai énormément aimé « Dallas buyers club », pour plusieurs raisons. Filmé je crois la caméra au poing, le plans sont cadrés au plus près et très travaillés. Le jeu par les deux interprètes principaux est exceptionnel et riche : malades, souffrants et cotoyant la mort, ils pratiquent l’humour, le franc parler, vivent avec détermination. La pudeur et le courage ne sont balayées ni par leur colère ni par leur peur.

Ron cherche à rester maître de sa vie et libre du corps médical et hospitalier.

Plusieurs thèmes sont abordés par le film : le pouvoir des lobbies pharmaceutiques, l’humanisation touchante d’un homme gravement malade, l’amitié, la lutte pour vivre libre, la mentalité texane des années quatre-vingt, cela sans misérabilisme et sans susciter de la pitié .

Un très beau film qui a beaucoup de choses à dire.

Une histoire vraie de surcroît.

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Tonnerre

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=217778.html

Maxime, la trentaine, est un musicien qui vient se ressourcer dans un petit bourg de Bougogne, hébergé par son père. Mélodie,  la vingtaine, l’interviewe pour un journal local. Il s’éprend de Mélodie, et commence une relation avec elle. Indécise, elle cesse la relation et se remet avec son ancien compagnon. Maxime, jaloux, est sur le point de commettre l’irréparable. Maxime s’en sort de justesse à la fin, après quelques passages un peu angoissants.

Je n’ai pas compris pourquoi Mélodie s’est éprise de Maxime, qui déploie peu de charme. Il est musicien, mais il y a peu de bonne musique dans le film. C’est un film provincial, dans une province assez terne, ennuyeuse voire glauque sur le thème de la jalousie pathologique, sentiment banal, commun et pas très joli.

Je n’ai pas vraiment aimé, je trouve l’histoire vide, les dialogues assez creux. Vincent Macaigne a un style toutefois sympathique. On s’étonne de le voir transformé en jaloux dangereux. Le lac du Morvan est très beau. Le chien Benji est craquant.Mais ces aspects ne rendent pas l’histoire plus intéressante et l’atmosphère moins pesante.

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Hunger games – l’embrasement ****

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196666.html

Avant d’aller voir « Hunger games – l’embrasement », j’ai regardé le DVD de la première partie de cette saga. Il est difficile en effet de comprendre -l’embrasement- sans cela. J’aime beaucoup Jennifer Lawrence qui a un jeu très intense et très mûr. J’ai pour son jeu beaucoup apprécié en l’occurence « X-men – le commencement » et « Hapiness Therapy ».

Hunger games est un plaidoyer violent (volontairement peu démonstratif pourtant) contre le spectacle de la violence, au coeur d’un régime politique dictatorial. Il montre surtout les coulisses d’un jeu façon « téléréalité » où la mise à mort des participants est la règle, dans un décor réaliste pourtant virtuellement créé. Le décalage entre la théâtralité des animateurs et la cruauté du jeu est très pertinent. Les costumes et la mise en scène sont spectaculaires.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce film, je ne me suis pas ennuyée malgré sa durée et j’attends la troisième partie de cette saga.

Cela dit pour moi, cela reste de la science fiction, parce que la société de spectacle dans laquelle nous vivons ne va pas aussi loin dans la cruauté. Dans la bêtise peut-être, mais pas dans la cruauté.

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Lulu femme nue **

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=220725.html

Lulu, mariée et mère de trois enfants, manque totalement de confiance en elle. Elle vient d’échouer à un entretien d’embauche à Saint-Gilles. Elle vient également de se faire  humilier par son mari qui ne s’étonne pas de cet échec.

Lulu reste à Saint-Gilles et fait plusieurs rencontres (un homme dont elle s’éprend puis une vieille femme). Elle finit par rentrer chez elle. Elle parvient, suite à cette escapade émancipatrice, à s’affranchir des entraves de sa vie.

Je n’ai pas été séduite par ce film. Ce n’est ni vraiment une comédie, ni vraiment un drame. Je m’attendais, avec Solveig Anspach, à une petite étincelle, à un grain de folie, à quelque chose d’un peu plus fou et de plus décalé et drôle. Les personnages sont assez banals et ont peu de relief.

Reste leur générosité qui rend le film malgré tout assez attachant.

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Le vent se lève ****

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197176.html

Jiro Horikoshi rêve d’avions depuis son enfance. Du fait de sa mauvaise vue, il renonce au pilotage et devient ingénieur en aéronautique. Pendant le tremblement de terre de Kanto de 1923, il rencontre Nahoko dont il s’éprend. Il ne la revoit que quelques années plus tard alors qu’il est un ingénieur renommé. Ils se fiancent. Malheureusement Nahoco est atteinte de tuberculose et sa vie sera brève. Même si construire des avions rapides et légers est surtout un rêve que réalise Jiro, l’armée japonaise utilise ses créations à des fins militaires pendant la guerre.

J’ai énormément aimé ce dessin animé, pour plusieurs raisons. C’est une litote de dire que les dessins sont beaux, précis, détaillés, la mise en couleur magnifique et les plans finement travaillés. Miyazaki une fois de plus révèle sa passion pour les moyens de locomotion, cette fois-ci représentées de façon très réaliste et fidèle à l’Histoire : des trains, des tramways, des bâtiments de guerre, des voitures et bien sûr des avions.

L’histoire est touchante et émouvante. C’est celle d’un homme de génie, voué à un rêve qui est aussi une passion, l’aviation. Il est, avec la même intensité, pris de passion et d’amour pour sa femme gravement malade. Il essaie de vivre chacune de ses passions pleinement et de les concilier. Finalement sa femme a une vie très brève et ses créations, elles, sont « détournées » par l’armée, ses avions finissent par ne pas revenir. Comme le dit l’ingénieur italien Caproni dans un de ses rêves,  il réalise vraiment sa vie sur une durée de dix ans.

Miyazaki évoque, grâce aux filtres de la passion, du rêve, de la création et de l’amour,  des événements douloureux et tragiques de l’histoire du Japon : le tremblement de terre de 1923, l’épidémie de tuberculose, la crise de 1929, la pauvreté du Japon, le régime dictatorial militaire, l’appartenance du Japon aux forces de l’Axe et les dégâts de la guerre. L’histoire de Jiro passe à côté de la Seconde Guerre Mondiale, effleure cette partie de l’Histoire sans vraiment se confronter aux événements. La dictature militaire est présente et la guerre est symbolisée par le passage d’avions de chasse et surtout par un immense cimetière d’avions détruits. Je n’ai pas compris toutes ses intentions, celles-ci restent des questions pour moi : ne froisser personne ? Apaiser les douleurs passées ? Tourner certaines pages ? Ne pas parler directement d’événements encore douloureux ? Rester à la portée des enfants ? Faire passer un message de paix qui transcende les événements ? Raconter un destin exceptionnel essentiellement ?

Cette complexité ne rend que plus riche cette oeuvre ultime.

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L’amour est un crime parfait **

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=218186.html

Marc vit avec sa soeur dans un chalet de montagne et entretient avec elle une relation quasi-incestuelle. Il enseigne la littérature dans une université dont le directeur courtise sa soeur. Une étudiante avec laquelle il passe la nuit disparaît. La mère de la disparue le contacte et le séduit. Une autre étudiante tente de le séduire. La police enquête.

Tout est là pour mettre en place un bon film de suspense : les acteurs (j’apprécie particulièrement, Karine Viard, Mathieu Amalric et Sara Forestier), de très beaux décors (les Alpes Suisses et le Lac Léman (?)), un très beau chalet perdu dans la neige, une intrigue et une enquête, des personnages énigmatiques. Cela dit, l’histoire présente bien des incohérences, le suspense se dissipe rapidement, les dialogues peuvent sembler creux, malgré un habillage littéraire, tout est centré sur les jeux de séduction finalement vains entre le professeur de littérature et les femmes qui gravitent autour de lui.

J’ai été un peu déçue.

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Pour ton anniversaire **

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=217655.html

Ce film distille plusieurs aspects de ce que peut être la noirceur de l’âme humaine : jalousie, envie, manipulation, abus de pouvoir, dénonciation, culpabilité, paranoïa, vengeance. Le terreau initial du mal est l’Allemagne de l’Est des années 80, mais ses conséquences se situent de nos jours.

La mise en scène et le jeu sont sobres, voire minimalistes, les dialogues souvent glacials, parfois cyniques, l’ensemble est très mesuré, rationnel. Les flash backs peut-être un peu trop longs. La fin, inattendue donne une perspective plus réaliste psychologiquement que ne l’est le reste du film, dominé par la culpabilité et la paranoïa.

A moins que ce ne soit que le fruit de l’imagination de Mark Waschke ?

Je suis partie imprégnée par certain malaise, parce que le film ne laisse pas d’espoir et est très sombre. Contrairement au film « Barbara » qui se situe aussi dans Allemagne de l’Est des années 80, jamais quelque chose de bon, d’humainement positif, ne gagne l’histoire.

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Philomena ***

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=213656.html

Je suis une admiratrice de Judi Dench, dont j’apprécie l’intelligence et la personnalité riche. J’ai pour cela bien aimé ce film qui pousse à la révolte, à l’indignation contre l’église catholique irlandaise.

Le film est parsemé d’humour et de répliques qui font mouche. Cela permet de raconter sans lourdeur ce trafic d’enfant des années 50 et de donner de l’intérêt à la quête de Philomena.

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