Par je ne sais quelle alchimie, ce film amateur est attachant voire sympathique, peut-être grâce une fine connaissance qu’a Gérald Touillon de la psychologie de ses contemporains. Pourtant, le film est relativement long (1h50), il est bricolé, mais joliment, l’argot, les dialogues un peu bourrins et la « gueule » des protagonistes peuvent rebuter, les sujets abordés assez lourdingues laissant toutefois un goût estival et léger. On fait presque partie à la fin de cette bande de copains en tongues semi-délinquants, se la coulant douce dans un camping sauvage peu confortable sirotant bières et pastis, attendant que le temps les relègue à l’oubli.
C’est un peu avec ivresse et des souvenirs qui s’effaceront rapidement qu’on regarde ce film. Celui-ci a dû disposer de très peu de moyens -voire d’aucun-. Il met en scène des gens marginaux et fauchés, à l’image certainement du budget et des sponsors dont disposait l’auteur.
Ce qui me donne envie d’ouvrir sur mon blog une catégorie « films amateurs » … Justement pour mettre en ligne des projets qui bénéficient de peu voire d’aucun moyen.
Voici le synopsis du film :
« Jeff et Rico Burattini, deux nullards inséparables de la banlieue lilloise sont en cavale avec un joli butin. Nos deux » brigands » veulent dorénavant magouiller au soleil dans le sud de la France, à Nice. Sur la route, ils font escale en Bresse Bourguignonne chez leur cousin Manu qui vit à l’année dans une caravane sur un beau terrain au bord de l’eau avec une bande de néozazous.
Leur passage sera une succession de situations conflictuelles dégradantes… »
Ce film relate des années d’amitié entre Emile Zola et Paul Cézanne, l’écrivain remporte des succès, mais le peintre de perce pas vraiment. De plus Zola écrit un ouvrage sur Cézanne assez peu flatteur. Leur amitié se couvre d’amertume.
Ce film destiné davantage aux adolescents et aux adultes (avec quelques monstres qui peuvent effrayer les plus petits …Ou les faire rire) bénéficie d’un travail d’animation époustouflant et inventif. Film en « stop motion » ou « animation en volume ».
Je trouve qu’il y a du Woody Allen -à la sauce française- dans ce film : debriefings chez le psychanalyste et …chez la voyante, écrivain/bloggeur qui trahit le secrets de son ex-compagne, rythme effréné et dialogues percutants, situations décalées et personnages dépassés par leur quotidien, oscillation entre le tragique et la comédie plutôt amère, sur un ton positif malgré tout.
Philippe, dans la région d’Arles aide son père maraîcher qui a tenté de mettre fin à ses jours, suite à des soucis d’argent. Le jeune homme va entrer dans l’illégalité tout en tenant tête à son frère aîné, lequel souhaite que le père vende l’exploitation.
Cette histoire qui se situe dans une petite ville d’Allemagne puis en France, après la Première Guerre Mondiale, bénéficie d’une grande richesse scénaristique et d’une dimension romanesque avec des accents plutôt tristes. En filigrane, un message pacifiste, et un regard émouvant sur cette génération sacrifiée dans toute l’Europe.
Pour les amateurs de cinéma US des grands espaces et territoires oubliés, transposé dans l’après crise des subprimes. Cowboys, voleurs et texas rangers, villes fantômes, puits de pétrole et friches industrielles, banquiers véreux, longues routes serpentant des espaces inhabités, paysages à couper le souffle, poussière et grosses voitures, humour et bel accent du sud, maisons isolées dans le désert, motels, casinos au milieu de nulle part, excellente BO, très bon casting.
Pierre Deladonchamps pour le premier rôle, Gabriel Arcand, Catherine de Léan, Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon, Pierre-Yves Cardinal … Tous convaincants, avec une présence parfois magnétique, une gestuelle, des regards et des voix qui en disent long, distillant l’émotion avec finesse et retenue dans ce nouveau film de Philippe Lioret.
Cette originale parodie de film noir avec un côté social style « The full monty » est une bonne surprise et s’avère tout à fait réjouissante. Transcendé par le jeu et la voix off de Romain Duris, excellent en apprenti gangster surdoué, le film met en scène des seconds rôles de caractère, dont Michel Blanc, Gustave Kervern ou Alice Belaïdi.