Iya travaille dans un hôpital auprès de blessés de guerre à la fin de la deuxième guerre mondiale à Leningrad. Elle est très grande et souffre de moments d’absences certainement dus à de l’épilepsie (ce n’est pas dit dans le film). Elle vit dans un appartement communautaire avec son petit garçon : Pashka.
Le film n’est pas explicite sur les événements historiques, mais il met en scène des personnages qui ne sont que douleur. Le thème, c’est le désir de maternité d’une femme qui a perdu un enfant. Il est aussi question d’euthanasie, d’homosexualité.
Ce qui m’a le plus touchée, c’est ce sentiment de malheur impalpable, dans une URSS exsangue, avec des personnages déshumanisés tant ils ont souffert. Seul le médecin semble éprouver des sentiments non corrompus, une certaine morale.
Les acteurs sont taiseux et leurs gestes sont lents, leurs visages souvent comme figés.
Kantemir Balakov a écrit un film visuellement très beau et coloré dans lequel le vert et le rouge sont à l’honneur.
Pourquoi alors si peu d’étoiles ? J’ai été très mal à l’aise : j’avais l’impression de faire le grand écart tout au long du film entre le plaisir des images à l’esthétique parfaite et la souffrance portée par une histoire avec des scènes et une ambiance très éprouvantes. Du plaisir mêlé à de la souffrance, ça m’a beaucoup dérangée. Je préfère les films dramatiques avec une réalisation très classique, discrète, sobre, dans lesquels, la forme s’efface devant le fond.
Ma notation ne révèle que mon ressenti et non les qualités certaines du film.
Lee Israël, auteure solitaire de biographies qui ne se vendent plus, amatrice de Whisky au parler caustique et au look négligé, vit à Manhattan avec son chat. Elle peine à payer ses factures et son loyer. Lors d’une sortie au bar elle fait la connaissance d’un dandy dealer Jack Hock. Dans les mêmes temps, elle découvre par hasard une lettre d’un écrivain dans un roman emprunté à la bibliothèque. L’idée de rédiger de fausses lettres d’écrivains célèbres fait son chemin, Jack Hock l’accompagne dans cette entreprise.
Vous avez certainement vu la première version ou vous l’avez revue la semaine dernière à la télévision. Je n’en ferai pas un résumé.
C’est le matin à Milwaukee. Vic, jeune américain d’origine russe vit dans une résidence avec son grand-père. Issu d’une famille de musiciens, il fait le malheur de sa mère en restant chauffeur de minibus. Il véhicule des personnes en situation de handicap vers différents lieux de rendez-vous ou de soins. Mais ce jour-là son grand-père fait brûler un poulet dans l’appartement, alors que des compatriotes russes lui demandent de les amener à l’enterrement d’une amie. Il prend beaucoup de retard. C’est sans compter les troubles et les manifestations dans un quartier populaire qu’il doit traverser.
Glasgow. La jeune Rose-Lynn Harlan sort de prison et retrouve ses deux enfants que sa mère, Marion, gardait pendant son incarcération. Rose-Lynn a une voix en or, elle voue une passion à la musique country et rêve de faire carrière aux USA à Nashville.
J’ai été captivée de bout en bout par cette saga familiale et historique, abordant des questions passionnantes de philosophie de l’art. Si Florian Henckel von Donnersmarck raconte la vie de l’artiste Gerhard Richter entre les années 40 et les années 70, dans le film le cinéaste le nomme Kurt Barnert.


La compréhension du film fait appel à de fines qualités d’observation. Pour évoluer dans ce labyrinthe spatio-temporel de plus de 3 heures, jonché d’ellipses, chaque détail est important, essentiellement dans les images : un téléviseur des années 80, une mèche de cheveux blancs, tantôt une moustache, tantôt un visage glabre, un smartphone… Quelques mots lancés ici et là permettent de se repérer à qui reste attentif.
Si vous ne connaissez pas Toy Story (comme moi il y a peu de temps) : C’est l’histoire d’une bande de jouets qui prennent vie lorsque les enfants sont absents. Le jouet leader est un cow-boy du nom de Woody. Woody et ses amis appartiennent à Andy. Mais le garçonnet a grandi et a cédé ses jouets à la petite Bonnie.