« L’oeuvre sans auteur » Parties 1 et 2 de Florian Henckel von Donnersmarck ****

J’ai été captivée de bout en bout par cette saga familiale et historique, abordant des questions passionnantes de philosophie de l’art. Si Florian Henckel von Donnersmarck raconte la vie de l’artiste Gerhard Richter entre les années 40 et les années 70, dans le film le cinéaste le nomme Kurt Barnert.

Sur le site de Gerhard Richter la biographie ne correspond pas forcément au film.

https://www.gerhard-richter.com/fr/chronology/

Par exemple, la tante du peintre meurt en réalité de faim dans un hôpital pour aliénés. En 1945, les nazis n’exterminaient plus les malades mentaux et psychiques.

Dans les années 40, à Dresde, le jeune Kurt Barnert et sa tante Elisabeth visitent une exposition sur les peintres dégénérés. Peu de temps après, à cause d’une grande fragilité psychique Elisabeth est internée par le médecin de famille rallié à l’idéologie nazie.

Le temps passe, les événements font passer l’Allemagne de l’Est dans le monde communiste après le bombardement de Dresde.

Le père de Kurt ne peut plus exercer son métier de professeur, il fait le ménage dans une usine. Plus tard, Kurt rejoint l’école des beaux arts et devient peintre officiel du régime communiste.

Je vous laisse découvrir la suite et les détails de l’histoire si vous décidez d’aller voir le film.

Le cinéaste montre comment la politique se mêle de l’art et cherche à l’aliéner, le brider dans les régimes nazi et communiste. Ceci dit, la liberté n’est pas forcément la garantie d’oeuvres fortes. La dernière partie du film, lorsque le professeur de Kurt parle de la graisse et du feutre et que Kurt commence à se réaliser dans ses peintures, m’a laissée sans voix. Le film vaut vraiment le détour essentiellement pour ces moments de grâce, aux messages très forts.

J’ai trouvé l’acteur Tom Schilling exceptionnel, peu loquace, avec un regard et un visage énigmatiques et expressifs. Il porte le film de bout en bout.

Paula Beer et Sebastian Koch, comme les seconds rôles m’ont aussi marquée.

Je conseille vivement ce film.

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