« Ce qu’il me reste de la Révolution » de Judith Davis **

Angèle, jeune urbaniste parisienne vient d’être licenciée. De plus elle retourne vivre chez son père, ancien communiste qui n’a jamais renoncé à ses idéaux. Sa mère a quitté la famille (Angèle sa soeur et son père) 15 ans auparavant, abandonnant sa vie de militante.

Angèle, en révolte contre la société contemporaine, crée avec une amie, un collectif d’une dizaine personnes qui cherchent à comprendre le monde. Ils organisent leurs réunions dans une école où elle rencontre un professeur, Saïd.

Parallèlement à ses activités « philosophiques », Angèle essaie de comprendre en questionnant sa soeur et son père, ce qui a pu faire partir sa mère.

Judith Davis filme les rues parisiennes, au hasard des habitants et des graffitis, ça m’a bien plu. Les images de campagne sont elles aussi réussies.

J’ai bien aimé tous les moments relationnels (père/fille,  entre amis, entre soeurs,  entre amants,  mère/fille) touchants et les dialogues travaillés avec finesse (de belles déclarations d’amour).

Je trouve les aspects idéologiques moins réussis, pour ma part un peu à côté de la plaque et abstraits (sauf pour le burn-out du beau-frère ou la scène devant pôle emploi).

A moins de regarder la tranche de vie d’Angèle comme le constat singulier des résultats d’une certaine éducation, avec la difficulté de s’y retrouver dans le monde actuel.

J’ai passé un moment agréable, grâce à la fraîcheur des acteurs principaux.

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