« Glory » est une marque imaginaire de montre, en réalité « Slava ».
La réalisation, peu centrée sur l’esthétique peut rebuter, ainsi que quelques longueurs.
Je pense ceci dit qu’il faut vraiment passer outre ces deux points parce que l’histoire, écrite au vitriol, avec de l’humour, une part de burlesque et de nihilisme est édifiante.
Un honnête et humble cantonnier des chemins de fer bulgares par excès d’honnêteté se voit pris au piège dans un engrenage de situations conséquentes de sa probité.
J’ai beaucoup aimé l’acteur, ce barbu candide, soignant ses lapins comme s’ils étaient ses enfants, riche seulement d’une montre de marque, héritée de son père.
Le système est kafkaïen et corrompu, alors qu’il se flatte d’être européen.
Ce ton, cette absence de complaisance, ce regard réflexif caustique se retrouve dans d’autres fils d’Europe orientale (« Baccalauréat », « le trésor »…) et me fait aussi penser à certains films latino-américains (« les nouveaux sauvages »). Vraiment à découvrir.