Dans les années 20, à quelques pas de Montmartre, une fête foraine bat son plein. Suzanne (Anaïs Demoustier), au service de Titus (Gustave Kervern) présente le numéro du baiser électrique. Elle rêve de s’affranchir de son maître et de ce travail qui lui brûle les mains. Un soir, Antoine Balestro (Pio Marmaï), ivre, la confond avec une voyante et l’embauche pour le mettre en contact avec sa défunte compagne, Irène (Vimala Pons).
C’est le début d’une comédie romantique, au scénario digne des grands classiques du théâtre ou du plus proche de nous Woody Allen, dans, notamment, « Magic in the Moonlight ».
Ce film m’a captivée comme un kaléidoscope avec ses multiples facettes, ses jeux de miroirs et ses différents niveaux visuels. Si tout y semble mensonge, manipulation, faux-semblants, au final, seul le sentiment amoureux ne succombe à l’imposture.
Les dialogues sont ciselés pour ces acteurs au jeu ponctué de finesse, chacun pris dans sa propre tragédie, finalement sublimée dans un final extraordinaire.
C’est un film vraiment à voir, pour un moment d’émotion et de plaisir raffiné.
Le billet de Princecranoir.
