Au-delà des montagnes ***

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=229045.html

Le film se déroule sur trois époques, de 1999 à 2025, d’abord en Chine, pour finir dans une province australienne aseptisée.

Il raconte les destins croisés de trois personnes, un triangle amoureux, une femme, deux hommes, il raconte un choix peut-être mauvais, la naissance et l’histoire d’un enfant, des relations qui se délitent.

Le héros de ce film est surtout le temps qui passe, dans une Chine à l’industrie déclinante prise dans la finance, avec une conclusion magnifique.

Je n’ai pas vu le temps passer, le film est pourtant long. Il reste une saveur de nostalgie, relayée par la chanson récurrente en cantonais qui accompagnait le passage en l’an 2000 au départ.

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3 commentaires pour Au-delà des montagnes ***

  1. La scène finale m’a arraché des larmes. J’avais choisi de voir ce film car il parlait des rapports entre la famille moderne et l’argent. J’ai trouvé que c’était un très grand film. Les deux actrices principales sont formidables. Je pense que j’essaierai de voir « l’étreinte du serpent », aujourd’hui en partant au cinéma j’ai hésité entre les deux films, c’est le grand écart des sujets entre « les nouveaux riches chinois » et « le chamane d’amazonie ».

  2. Je copie ici un mail (j’espère que ça va passer) que j’ai envoyé à un ami mélomane, au sujet de la façon dont la musique est abordée dans ce film :

    Même si ce n’est pas le sujet principal, ça parle de musique.

    On voit des mineurs chinois de la campagne dans les années 90 s’extasier sur de la pop cantonaise sur leur première chaine hifi (assez loin des considérations « boulez est il un imposteur »).

    La fin est sublime, le film se déroule sur 25 ans, et à la fin on voit l’héroïne à la cinquantaine, dans un moment proche d' »addio del passato » marcher dans la neige et se remémorer sa jeunesse lorsqu’elle dansait là dessus :

    Pet Shop Boys – Go West [HDR]

    Et je dois te dire que j’ai pleuré à ce moment, c’est peut être qu’il y a une grande différence de niveau entre ce cinéaste et le type qui a fait la pub pour les chaines hifi bose que je t’avais montrée.

    A la fin de ce film on se dit que la musique peut être vraiment quelque chose de grand.

    C’est bizarre, le film « Marguerite » utilisait la grande musique pour montrer comme la musique peut être source d’émotion factice et forcée, alors que ce film chinois utilise de la musique neuneue pour montrer à quel point ça peut compter dans la vie de beaucoup de gens.

    Bonne soirée, a+, merci de m’avoir appelé l’autre jour.

    • Bonjour Aurélien,
      Merci pour ces partages de critiques. Très juste ce que tu dis sur la musique.
      Il est possible que « l’étreinte du serpent » te plaise moins, le message et les émotions y sont très différents.
      Pour ce qui est des films de Zhang-ke Jia, j’avais préféré « A touch of sin », ceci dit nettement plus violent, mais traitant avec acuité et plans magnifiques des situations de crise dans la Chine actuelle.

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