Au cinéma le Saint-André des Arts, au 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris, ne manquez pas le 24 janvier la sortie de ce film d’auteur, « Cache-cache ». Il sera projeté jusqu’au 20 février.
Guillaume Chemouili et son équipe ont tenté un challenge : réaliser un film dont le budget s’élève à 10 000 €. De plus un film fantastique !
Un prologue aux couleurs sépia se déroule dans une belle villa isolée à la fin des années 40.
De nos jours, l’héritier de cette maison invite un couple d’amis et deux amis célibataires alors qu’il prend possession de son héritage. Attention, dans cette villa isolée, ni internet, ni réseau téléphonique !
Petit à petit des phénomènes étranges viennent perturber leur joyeux week-end.
Ce qui m’a vraiment plu, c’est la façon qu’a le film d’évoluer vers le fantastique. Au départ, il montre de façon très réaliste et sympathique un week-end entre trentenaires comme on en a tous connu.
C’est alors qu’interviennent par des effets d’illusionniste (grâce un très bon montage, et des plan astucieux) des petits événements étranges. Porte ou verrou qui se ferme, apparitions d’un enfant, objets qui bougent… Attention spoiler : Les événements vont s’amplifier jusqu’à la disparition d’un des hôtes.
Cette mise en scène permet de créer du suspense, la dernière demi-heure est très captivante et stressante. Les explications sont révélées à la fin du film avec quelques surprises.
Les acteurs ont un jeu très naturel, ce qui donne l’impression que l’histoire est davantage vécue que jouée, cela creuse encore le contraste entre le réalisme du début et le virage fantastique.
Pari réussi !
USA 2003. Larry Shepperd, autrefois infirmier chez les « marines » au Vietnam, après 30 ans, retrouve Sal Nealon, barman et ancien camarade de l’armée. Il le persuade de le suivre et l’emmène chez un troisième ancien des marines devenu pasteur, Richard Mueller. Les trois hommes vont passer quelques jours ensemble sur les routes et dans les trains.
Finalement j’ai eu l’occasion de visionner un autre Henri-Georges Clouzot et je suis toujours autant éblouie par le réalisateur. Je n’avais jamais vu « Quai des orfèvres », tournée en 1947 en noir et blanc. Impossible d’être exhaustive pour parler d’un tel bijou. Je ne dévoilerai rien de l’intrigue.
Ce film a beaucoup de choses pour plaire : un casting d’acteurs extrêmement sympathiques et doués, François Cluzet en tête ; il se passe en Normandie, bien filmée ici; c’est un film chorale très plaisant à regarder , le sujet pas forcément innovant peut prêter à la comédie.
Dans une courte première partie, Young-Hee est en Allemagne chez une amie, elle mange une saucisse, se promène et s’extasie dans un parc, achète une partition dans une librairie, déjeune avec des amis. On apprend qu’elle vient de rompre avec avec un homme marié.
Misako est « audiodescriptrice », avec l’aide d’un groupe de personnes malvoyantes, elle prépare le texte d’un film. Elle rencontre Masaya, un photographe qui perd la vue progressivement. Misako passe régulièrement à la campagne chez sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Ces jours-ci les cinémas d’art et d’essai proposaient un cycle Henri-Georges Clouzot, je n’ai pu voir que « L’assassin habite au 21 », sorti en 1942 et premier long métrage du cinéaste. Ce n’est pas par snobisme ni par passéisme que j’attribue 5 étoiles à ce film. J’ai été complètement sous le charme, éblouie par tant de maîtrise et de virtuosité. Pierre Fresnay et Suzy Delair sont prodigieux, ils font honneur à la profession d’acteur ; les seconds rôles ne sont pas sans saveur. Les dialogues piqués d’humour font du film une véritable comédie policière laquelle se moque un peu (surtout vers la fin) d’être tout à fait vraisemblable. Le noir et blanc est parfaitement exploité, le film n’a rien de vieillot, au contraire astucieux. Je n’en dirai pas davantage et vous laisse si vous en avez l’occasion découvrir ou redécouvrir ce petit bijou … Avec l’intention de me procurer un coffret Clouzot.
Le président argentin, alors qu’un scandale financier se dessine, se rend à un sommet sur l’exploitation de l’énergie d’Amérique du Sud, avec d’autres présidents latino-américains, dont le puissant président brésilien. Sa fille, fragile psychologiquement, le rejoint. Il tente de la faire soigner.