« L’objet de délit » de Agnès Jaoui ****

C’est l’histoire de la représentation de l’opéra « Les Noces de Figaro » de Mozart avec le livret de Lorenzo Da Ponte, d’après la comédie de Beaumarchais.

Cette histoire commence avec les auditions, le travail de mise en scène, l’aspect financier avec les mécénats, les répétitions, jusqu’à la représentation : mais celle-ci aura-t-elle lieu ?

En effet, la metteuse en scène Mirabelle (Claire Chust) demande au Comte Almavira (Vincenzo Amato dans le rôle du chanteur lyrique par ailleurs gay, Piazzoni) d’être plus entreprenant dans une scène où il cherche à abuser de Suzanne (Tiphaine Daviot dans le rôle de la chanteuse Sophie). Celui-ci s’exécute, mais c’est alors que Sophie, influencée par 2 jeunes collègues féministes, crie à l’agression sexuelle.

Tout s’enraye et la crise fait plonger l’équipe dans une situation chaotique.

C’est sans compter l’intelligence ni l’humour d’Agnès Jaoui, réalisatrice et aussi interprète de Hannah Liebmann qui chante la partition de la Comtesse.

La description des problématiques relations hommes femmes dans le milieu du spectacle est savoureuse. Si Agnès Jaoui saupoudre de ridicule certaines réactions radicales et militantes ; elle dessine les contours d’un féminisme plus raffiné qui tient compte de ce qui est séduction, amour et désir.

Daniel Auteuil, qui joue le chef d’orchestre est très bien, en homme d’âge mur perdu dans cette ère post MeToo.

La musique, l’amour et les femmes auront le dernier mot dans ce film que j’ai beaucoup aimé.

C’est le premier film d’Agnès Jaoui depuis que Pierre Bacri est décédé.

Sur Sens critique.

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