« En attendant Godot » de Samuel Beckett ****

Mise en scène de Jean-Pierre Vincent.

Au milieu de nulle part : un sol quasi-désertique, sur lequel se dressent un arbre presque mort et un rocher. A l’horizon le soleil est sur le point de se coucher.

C’est une pièce en deux actes qui se déroule sur deux jours. Vladimir et Estragon ont rendez-vous avec Godot dont on ne sait pas grand chose. Ils parlent de choses et d’autres. Pozzo et son serviteur Lucky, tenu par une corde, passent par là restent un temps avec eux, puis repartent.

La pièce tend vers l’absurde avec une mise en scène qui décline les situations sur un ton burlesque.

C’est d’ailleurs ce que j’ai beaucoup aimé dans ce spectacle. Les acteurs ont une superbe diction, avec des silences qui mettent tout le burlesque en relief, et un jeu des corps, presque des mimes tout aussi parlants que les mots.

Cela met dans une humeur gaie, laquelle transcende la perte de repères, de sens, parfois de mémoire ; le désespoir de cette attente, seule occupation des ces deux personnages face à un temps interminable.

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